Audi A5 : Avis et Performances

Pour ceux qui souhaitent se délecter sans forcément passer par le menu le plus cher, Audi propose à sa carte une déclinaison diesel deux roues motrices, qui n’est pas sans saveur.

Vous avez craqué pour le premier coupé AS ou, au contraire, il vous a laissé de marbre? vous ne changerez d’avis avec la nouvelle génération, tant Audi s’est gardé de prendre le moindre risque stylistique. Mais l’AS évolue bel et bien avec, notamment, un gabarit en hausse {+4,7 cm en longueur) et des dessous entièrement revisités. Reposant sur la récente plate-forme MLB Evo, partagée avec la berline A4, le coupé aux Anneaux pousse un plus que son prédécesseur le curseur du plaisir de conduite. Plus que le gain de poids anecdotique promis par Audi (jusqu’à 60 kg), l’AS donne en effet, dès les premiers mètres, la sensation de peser bien moins que ses 1 634 kg. Agile et équilibré aussi malgré une répartition de la masse totale inégale (57 % sur l’avant), ce coupé offre au volant tout ce que l’on attend d’une bourgeoise moderne.

Si les anciennes variantes Quattro parvenaient à en faire autant, les versions deux roues motrices n’étaient pas des plus enthousiasmantes avec leur train avant dépassé par la fougue de la mécanique. Plus besoin donc de casser sa tirelire pour une coûteuse transmission intégrale (disponible ici contre 2 500 € de plus). Malgré un réel tonus face au chronomètre et surtout un couple conséquent délivré par le 2.0 TDI 190 ch, l’AS cru 2017 s’en sort avec les honneurs, témoignant de progrès nécessaires mais accomplis. Il n’y a que sur chaussée bien grasse ou en abusant franchement que ce bel ensemble peut être pris en défaut. Homogène, cette AS TDI l’est aussi côté confort, avec la suspension pilotée optionnelle (1190 €), qui gomme à merveille les défauts de la route. Un beau travail hélas quelque peu gâché par les jantes de 19 pouces que nous vous déconseillons. À choisir, mieux vaut placer ses euros dans la boîte à double embrayage 5 tronic. Trouvant le bon compromis entre douceur et réactivité, cette dernière travaille efficacement. Plus plaisante à conduire que la berline A4, l’AS est logiquement moins facile à vivre. Si le vaste coffre invite à prendre la route avec des ami(e)s, les passagers de plus de 1,80 m ne seront vraiment pas à la fête sur la banquette arrière, la tête calée dans le toit. Mais un coupé, c’est après tout une voiture d’égoïste …

 

 

 

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